GRASSE STORY
Génèse
56 cours Pasteur, Bordeaux. En ces temps obscurs de 1998 où la belle endormie, ne vibre plus des cuivres estudiantins depuis trop longtemps.
Une bouteille de rouge, deux voisins qui font connaissance.
Tu es en paysage ? C'est marrant, je suis en archi, on est dans la même école. Rooh mais quelle coïncidence. (blablabla) Ouaou mais tu as un tuba. Non, c'est vrai ? tu en joues ? Moi aussi ! (blablabla) Ouais, mon papa c'est l'Oeuf. Ah, mais c'est qui ? (blablabla) J'ai toutes ses partoches. Allez hophophop, on monte une fanfare.
Voilà. Rapide,
simple, efficace.
La protofanfare
Partie de deux, puis trois euphonium, agrémentés rapidement d'une grosse caisse, d'un sax ténor et d'une flûte traversière (un équilibre instrumental parfait), la fanfare sans nom vivote pendant de longs mois. C'est le temps des padam-padams, comparsita et autres tsoins-tsoins endiablés hérités de la tradition débozarts.
Le groupe se produit déjà dans des endroits prestigieux tels que la cafèt de l'EAPBx ou encore la terrasse de la cafèt de l'EAPBx.
Ça commence à
le faire (grave).
Le nouveau millénaire voit arriver de nouveaux fanfarons, et non des moindres. La fanfare grossit et découvre les vertus du Bergerac en début de répétition. Elle sort de l'école d'architecture et de paysage et décide de mancher place Saint-Michel tous les dimanches matin à 10-13h pétantes.
Apparaît aussi
le goût du travestissement lors de la mémorable soirée Poils-Plume-Paillettes
où les fanfarons enflamment la piste, à poils en sarouels à poils
(bilan de la soirée : une machine à coudre grillée et trois orgasmes).
La Grasse Bande
: la fanfare qui tache
La fanfare-de-l'école-d'archi-et
Après de longs
brainstormings, le nom de la Grasse Bande » est lâché. C'est ainsi
qu'on échappa à « Archipouet », « Pouet-Pouet Sous La Couette » et
autres jeux de mots d'un goût certain.
2002 : l'odysée
du pouet
Le baptême du feu a lieu en juillet 2002 au concours des fanfares des beaux-arts aux arènes de Lutèce. La Grasse Bande débarque à Pâââris avec sa petite grosse caisse et son petit soubassophone en miB qui font rire pas mal de monde.
Toute de rose vêtue, la petite fanfare provinciale inaugure le concours en jouant « Light my fire » version salsa, passant ainsi complètement inaperçue face aux décibels des fanfares parisiennes.
Petit kiki la
Grasse Bande.
Après un été
d'insouciance, la rentrée est marquée par le départ de quelques fanfarons.
La Grasse Bande, exsangues se rend à l'évidence : impossible de remplacer
au pied levé la moitié de son effectif (l'étudiant en architecture
jouant principalement du piano, de la guitare ou du d'geaimebber). C'est
donc la mort dans l'âme que les survivants décident de mettre la Grasse
entre parenthèses jusqu'à nouvel ordre.
S'en suivent deux ans de traversée du désert où quelques fanfarons vont grossir les rangs de Los Teoporos, banda de la fac de médecine, rencontrée quelques mois avant.
Malgré la sympathitude de la banda étudiante, les ex-membres actifs de la Grasse Bande (passifs à leurs heures) se morfondent à l'idée de ne jamais reformer leur fanfare chérie.
Sous l'influence de nouveaux venus intéressés par la formation d'une fanfare de vieux non corporatiste, le groupe renait.
Et, telle Ulysse
retrouvant Pénélope, la Grasse bande à nouveau.
« Disco, BTP,
Distinction »
Le groupe monte un nouveau répertoire éclectique teinté de disco-chabada à l'image de ses nouveaux membres.
Le vert et l'orange
deviennent les couleurs officielles de la fanfare, le logo est modernisé
et les tenues s'étoffent de magnifiques capes noires à moumoute léopard
(série limitée « mobutu »), de sarouels jaunes fluo et de boum-boum-shorts
ras la fesse.
En 2005, la Grasse
Bande participe à nouveau au concours des fanfares des beaux-arts sur
le thême de « la guerre du foutre » : l'armée de putes intergalactiques
dénudées fait sensation au son de « Suck my pussy », sur une chorégraphie
digne de Kamel Ouali sous poppers.
La devise « Disco, BTP, Distinction » est choisie à la suite de la féria de Vic-Fezensac. Elle résume les valeurs fondatrices du groupe :
- le Disco, porteur d'humanisme.
- le BTP, pour son caractère universel.
- La Distinction, par que ça sonne bien après Disco et BTP.
La 33 Sex'porte
A l'occasion du
premier Nortuconcours de Fanfare de Tours (organisé pas la Vaginale
en 2006), la fanfare se joint à Los Teoporos et crée « la 33 Sex'Porte »,
collectif combinant la fraîcheur et la patate de la banda étudiante
au sens de la mise en espace de la Grasse Bande. Le résultat se traduit
par un son et lumière envoûtant, à faire pâlir le Puits du Fou et
Mylène Farmer réunis.
Une fanfare
de vieux résolument tournée vers l'avenir
La Grasse Bande
se compose aujourd'hui d'une vingtaine de fanfarons d'origine variée.
Elle se produit à différentes occasions telles que des réunions de
scoutisme ou des parties de soule.
En 2007, la Grasse Bande remporte le deuxième prix (dit « prix du foie ») au concours des fanfares de Poitiers organisé par les Chiures de Mouche, avec une adaption libre de la musique de Mario Bross.
